éditions joca seria art & littérature






Stacks Image 65914
Morten Søndergaard
L'Attrape-soleil

Traduit du danois par Christine Berlioz et Laila Flink Thullesen


ISBN 978-2-84809-329-1
15 x 20
cm
112 pages

15 €


novembre 2020

Quelles effervescences, quelles métamorphoses, quels concerts harmonieux et dissonants, quels avatars, quel tohu-bohu dans le monde de Morten Søndergaard! Le végétal est humain, l’animal est humain, l’être humain est animal et végétal, mais, miraculeusement, il y a le mot, l’écriture, voluptueuse, souveraine, qui l’emporte sur la mort et le chaos, qui s’arrache au marbre, à la lave, à la sauvagerie, à la violence des hommes et de la nature, à la folie, et qui permet d’attraper le soleil.

Stacks Image 15938

Image de couverture : L'Oreiller et l'œil de Dmitri Prigov, 1992. Courtesy KE Gallery

Igor Gouberman
Journal de prison

traduction et postface de Yoann Barbereau


978-2-84809-331-4

15 x 20 cm
106 pages

17 €


juillet 2020

«L’idée saugrenue de traduire Igor Gouberman m’est venue en prison. C’était il y a cinq ans, en Sibérie. Qui de mieux placé qu’un taulard pour traduire un autre taulard? Je ne connaissais pas cette poésie, un camarade de geôle me l’a mise entre les mains. «C’est drôle et mélancolique, me prévint-il, dur et drôle, lis, c’est très russe.» J’ai traduit un premier quatrain:


Allez, je me suis dit
: tiens bon,
Seigneur est dur mais juste au fond,
inconcevable de vivre en Russie
sans tâter de la prison toi aussi.

Bientôt, j’ai entrepris de traduire le recueil en son entier. Il s’intitulait Journal de prison»

Yoann Barbereau

Stacks Image 65963
Antjie Krog
Messe pour une planète fragile


Traduit de l’afrikaans par Georges-Marie Lory


978-2-84809-353-6
10,5 x 15 cm
48 pages

7,5 €


octobre 2020

« Je crois en un Dieu unique, le Soleil tout-puissant ». Sous la provocation perce un plaidoyer en faveur de notre planète menacée par la haine, la pauvreté et la pollution. Ces poèmes récents, dont certains datent du confinement de 2020, portent un souffle rare. La messe sonne par moment solennelle et sombre l’instant d’après dans la misère noire.

Voix forte de la poésie afrikaans, Antjie Krog est mondialement connue depuis sa recension riche en émotions des travaux de la Commission Vérité et Réconciliation en Afrique du Sud.


Stacks Image 16027
Nii Ayikwei Parkes
: ce que je sais

traduit par Sika Fakambi


978-2-84809-340-6

15 x 20 cm
60 pages

7,5 €



mars 2020
Nii Ayikwei Parkes est né en 1974 au Royaume-Uni, de parents ghanéens. Il a grandi au Ghana. Poète, romancier, chroniqueur, nouvelliste, il pratique le spoken word en public. Il est connu pour son premier roman, « Tail of the Blue Bird », publié en 2009, finaliste du Commonwealth Prize. La traduction française par Sika Fakambi, sous le titre « Notre quelque part », est parue en 2014 aux éditions Zulma. Elle a obtenu plusieurs récompenses, dont le Prix Baudelaire et le Prix Laure Bataillon.
Stacks Image 22663
Anna Glazova
Expérience du rêve


traduit du russe par Julia Holter et Jean-Claude Pinson

978-2-84809-257-7
15 x 20 cm
120 pages

20 €

octobre 2015


Parce qu’elle fait entendre aujourd’hui dans sa langue une voix très éloignée de ce que lecteur attend habituellement du lyrisme russe, la poésie d’Anna Glazova surprendra.
Pour dire l’expérience de vivre en ce qu’elle a de plus intense et de plus aléatoire, pour la rejoindre en ses soubassements les plus radicaux, nulle anecdote, nulle confidence, mais une très fine écoute de son battement à la fois le plus intime et le plus présent au grand dehors du monde. Comme l’indique le titre du recueil, l’expérience dont il est ici question est d’abord celle, si difficile à mettre en mots, du rêve et du sommeil, de leurs seuils, confins et alentours étranges. Elle est celle, plus largement, de la vie elle-même en ces régions loin de la conscience où elle fait l’épreuve de sa parenté lointaine avec les mondes minéraux, végétaux et animaux.
Du rêve comme de ces états d’étrangeté à soi dont chacun peut faire l’expérience, ce n’est pas cependant leur contenu, leur signifié « spectaculaire », qui intéresse Anna Glazova. Il ne s’agit pas pour elle de relater tel ou tel rêve, d’en déployer l’histoire et de l’interpréter à des fins d’éclaircissement psychique. L’entreprise est beaucoup plus radicale : elle tente de saisir quelle fibre existentielle y vibre, imperceptiblement, en-deçà de toute signification. Ce qui compte, c’est d’atteindre la matière sensible du sommeil et du songe, d’en épouser par le poème les intensités les plus ténues et les plus mobiles.
Condensation, interruption : l’auteure y parvient au moyen d’une « langue trouée », usant d’un vers elliptique, incisif, énigmatique souvent, qui n’est pas sans rappeler la poétique de celui dont la lecture l’a tant marquée : Paul Celan.