Martin Richet

Né en 1976, Martin Richet est traducteur de métier et l’auteur de quatre livres :
L’Autobiographie de Gertrude Stein, Éric Pesty Éditeur, 2011 ; De l’âme, Éric Pesty Éditeur, 2016 ; Météorologiques : « à la dérive », lnk, 2016 ; Météorologiques : Climat de chasseur, lnk, 2016. Parmi ses nombreuses traductions figurent 100 Sentences / 100 Phrases de Robert Grenier (Éditions de l’Attente), Gesualdo de Lyn Hejinian (Jacataqua n°2, Éric Pesty Éditeur), , poèmes : 1968-1975 de Robert Creeley (Éditions Héros-Limite), NOM d’Alan Davies (Le clou dans le fer), Pied bot de Charles Bernstein (Joca Seria, postface de Jean-Marie Gleize), L’Ouverture du champ de Robert Duncan (Éditions Corti) et Les Sonnets de Ted Berrigan (Joca Seria, postface de Jacques Roubaud). Paraîtront prochainement Albany de Ron Silliman (Jacataqua n°3, Éric Pesty Éditeur), Indiens en bleu de travail de Jaime de Angulo (Éditions Héros-Limite), Poèmes électriques de Aram Saroyan (idem) et un choix de poèmes de Larry Eigner, De l’air porteur / articulation / un monde (Éditions Corti).

Chez joca seria

Stacks Image 6947
poésie
ISBN 978-2-84809-187-7
160 pages
15 x 20 cm

16 €
Susan Bee, photographies publiées en 1981 dans The Occurrence of Tune (New York : Segue Books)
Couverture :
Susan Bee, untitled, altered photograph, 1978 ; photographie tirée de la même série que la couverture originale de Shade (College Park, MD : Sun & Moon Press, 1978)
Pied bot
Charles Bernstein

traduction Martin Richet

postface de Jean-Marie Gleize
photos de Susan Bee

Pied bot est un livre qui regroupe trois textes : l’important Shade publié en 1978, troisième livre de Charles Bernstein, et premier titre de la maison d’édition indépendante Sun and Moon qui, sous la direction de Douglas Messerli, a publié de nombreux livres de poésie expérimentale dans les années 80 et 90. A Shade le traducteur Martin Richet a joint The Occurrence of Tune, court texte publié comme petit livre en 1982 avec un texte de Charles Bernstein et des photos de l’artiste Susan Bee, son épouse.
Martin Richet a fait précéder le tout d’un bref texte intitulé « préface » qui sert de préface au recueil critique
Content’s Dream: Essays 1975-1984. Cette préface n’est pas un texte critique mais un long poème en prose qui offre un autre mode de réflexion que le discours théorique. Idées et abstractions s’offrent ici à celui qui s’engage dans le champ poétique.
Pris dans son ensemble,
Pied bot marque une étape importante dans l’histoire de la poésie américaine : il tire les avancées poétiques d’un John Ashbery et d’un Frank O’Hara, de ce qu’il est convenu d’appeler l’École de New York, vers une tension soutenue entre le concret et l’abstrait, il prolonge leurs disjonctions poétiques auxquelles il soumet le « je » (« La personne ? » interroge d’emblée la préface), une subjectivité qui apparaît problématique à l’orée des années 80 aux poètes du « mouvement » L=A=N=G=U=A=G=E.
Pied bot se fait à cette occasion réflexion et pratique de la « difforme » poétique, afin de désarticuler ce qui semble « aller de soi ».
Stacks Image 6966
janvier 2017
978-284809-256-0
15 x 20 cm
280 pages

25 €


Peindre le moment pour vous cette nuit
Journaux, exercices et autoportraits
Joe Brainard

Traduction de l’anglais (États-Unis), par Martin Richet
Postface de Vincent Broqua


Avant, pendant et après sa découverte de l’extraordinaire «formule magique» qu’est, selon l’expression de Paul Auster I Remember, Joe Brainard produit des centaines de pages d’écritures. Peindre le moment pour vous cette nuit, Journaux, exercices et autoportraits, présente un large choix de cette production, ainsi qu’un entretien important de l’auteur avec le poète Tim Dlugos, qui lui apporte un contexte. Là où I Remember développe une forme volontiers universalisante les pages ici traduites multiplient les formes, les perspectives et les registres, afin de développer autant de «machines de perception», ou poèmes. Joe Brainard invente – invite – des assemblages protéiformes offerts à la duplication, à la combinaison, à la réappropriation, pour saisir ce qui reflue, s’anime et se dissout autour de lui. L’auteur s’autorise toutes les fantaisies conceptuelles: une philosophie de l’art et de la vie (les «Mini-essais»), des textes de voyage qui anticipent les «poèmes de métro» oulipiens; des auto-fictions réjouissantes qui empruntent leurs personnages à la bédé («Nancy»); le portrait collectif d’un groupe d’amis via des traits très particuliers («Quelques faits peu connus»); des essais de didactique «pop» sur les questions capitales de la vie moderne (l’argent, la mort, l’art); un «Journal» de campagne devenu étude concentrée des bruits d’un lieu dessinant à leur tour un environnement vivant; et tant d’autres, chaque texte une épiphanie dans la galaxie animée d’une vie.

Joe Brainard (1942-1994) est né à Salem dans l’Arkansas, il a grandi à Tulsa (avec Ron Padgett). Artiste, poète et décorateur de théâtre, Joe Brainard s’installe à New York à 19 ans. Il y rejoint le groupe dit de l’École de New York des poètes et des peintres: Frank O’Hara, Ted Berrigan, John Ashbery, et Ron Padgett. L’art visuel de Brainard qui va de la peinture au collage et au dessin, est souvent situé dans l’éphémère. Brainard a publié plus d’une douzaine de livres, parmi lesquels le célèbre I Remember (1975), traduit en français par Marie Chaix, Actes Sud, (1997), Babel, (2002), qui inspira le Je me souviens de Georges Perec.