Emilie Notéris
Émilie Notéris est écrivaine. Elle est l’auteur de Cosmic Trip (IMHO, collection Et Hop, 2008) et a co-dirigé J.G. Ballard, Hautes Altitudes avec Jérôme Schmidt (è®e, 2008). Elle a écrit un essai sur le Fétichisme postmoderne (La Musardine, collection l’attrape corps, 2010) et a dirigé l’ouvrage Alim. pour les éditions IMHO (septembre 2010). Elle est membre de la revue TINA et dirige la collection littérature étrange®e. Elle a effectué une résidence d’écrivain à l’espace Khiasma en 2010 (mars-septembre) sur la thématique du locavorisme. Son travail est paru dans les revues américaines : Sleepingfish, Everyday Genius et Black Warrior Review et françaises Mouvements, Étapes, TINA et Cyclocosmia ainsi que dans le site virtuel du Jeu de Paume.

Chez joca seria

Stacks Image 6833

13 x 18,5cm
160 pages
Isbn 9782848091556

16 €
Séquoiadrome
Emilie Notéris

collection extraction


Séquoiadrome oscille entre une trame narrative à caractère fantastique et la réalité des problèmes théoriques et historiques qu’il soulève. Il est donc question, avec humour, de philosophie, de politique, et d’écologie. Crash d’un avion de tourisme au sommet de la plus grande entité vivante : un séquoia baptisé Karl Marx par une communauté socialiste utopique. Les secours tardent à se manifester. Robinson, l’aviateur, et Miss Hélium, sa copilote, mettent en place un habitat de survie. Un dialogue s’amorce entre Robinson et son hôte. Et si le séquoia semble hanté par le spectre de Karl Marx, Robinson s’interroge sur la validité, l’actualité de son message aujourd’hui. Dans un texte inventif, qui mêle théorie et narration, Émilie Notéris installe un discours critique, dans la lignée des textes d’anticipation utopiques.
Séquoiadrome, auto itw à l'usage de qui voudra

Tressage narratif ?

Il s’agit de diffracter la trame narrative. À l’inverse des livres dont vous êtes le héros à la lecture desquels vous êtes amenés à opter pour tel ou tel parcours intratexte, dans Séquoiadrome vous vous orientez vers tout, simultanément. Il s’agit de « trouver un moyen de diffracter l’enquête critique et faire advenir des motifs variables mais plus adéquats [afin d’enregistrer] de la différence, de l’interaction, de l’interférence. » (« Le Témoin Modeste », Donna Haraway). À la fin trois options, toutes inexactes mais toutes possibles, sont envisagées, il s’agit des solutions proposées par le pseudo « Je » du texte. Elles sont destinées à un usage de type « trois en un ».
 
Genre ?
Le texte se refuse à choisir entre théorie/fiction/science-fiction/fantasy.
 
Alibi ?
La scène d’exposition consiste en un crash d’un Cessna (parti du Bourget) au cœur d’un sequoiapark californien, plus exactement au sommet du Séquoia Général Sherman tel que l’avait rebaptisé la Kaweah Colony (colonie sociale utopique) c’est-à-dire le Séquoia Karl Marx. Les personnages (deux co-pilotes une femme et un homme) ne sont pas développés, on ne vous racontera pas une histoire. Il n’y aura pas de sexe ni de violence, pas d’élément narratif structurant ni d’émotion raccord. Le point nodal c’est le séquoia Karl Marx et encore… Un pseudo dialogue (/monologue schizo) s’enclenche entre le pilote rescapé et ni le séquoia, ni Karl Marx, mais la résurgence d’un Karl Marx/statue du Commandeur derridien sous identité arboricole.